Mise en scène

Emilie Rault (metteuse en scène )

 

Si l’on considère que la mise en scène d’opéra fait appel à de multiples facettes artistiques, Emilie Rault incarne bien cette approche pluridisciplinaire. Cette jeune franco-américaine affiche déjà une palette de compétences certaines et de premières expériences prometteuses.

Les compétences, elle les a acquises de Paris à New-York en passant par Londres, de la Sorbonne à la Columbia University via la Royal Academy of Dramatic Arts, à travers ses études de musicologie, de chant lyrique et de dramaturgie musicale, mais aussi sa formation théâtrale.
Les expériences sont venues auprès de directeurs artistiques comme Philippe Arlaud et Gustav Kuhn.
Elle assiste le premier à Bayreuth pour une version courte du Ring et en Corée avec l’Opéra national pour Parsifal.
Elle est aux côtés du second pour le festival d’Erl en Autriche.
Elle-même a déjà pris directement les manettes de la mise en scène pour Orphée et Eurydice (Gluck) à Nanterre, Pelléas et Mélisande (Debussy) avec OpEra12 à Paris.

Cette spécialiste de Wagner assume aussi des passions diverses qui l’ont amenée à assurer de nombreux doublages pour des films ou des séries… dont celui de Luna Lovegood dans la saga de Harry Potter.
Après une séquence en Autriche, la voici plongée à Paris dans l’univers romantique de Gounod. « Je pense à un jeu de miroirs, explique-t-elle, à travers lequel on trouve successivement dans les mêmes personnages bien et mal, tristesse et joie ». Méphisto n’est-il pas à ses yeux « un Faust qui aurait mal tourné » ?

Plutôt que de planter un univers manichéen et figé dans l’histoire, la metteuse en scène entend décliner subtilement les couleurs, jouer sur les matières et faire du chœur un élément structurant le drame autant que l’espace.

Johanna Boyé (Metteuse en scène pour Arcana entre 2017 et 2018)

Johanna Boyé se forme d’abord chez Véronique Nordey, puis intègre l’école Les Ateliers du Sudden, dirigée par Raymond Acquaviva.
Elle collabore avec plusieurs metteurs en scènes en tant que comédienne dont Nicolas Lormeau, Jean Pierre Garnier, Ned Grujic.

C’est avec le spectacle, Le Café des jours heureux, qu’elle débute en tant que metteur en scène, spectacle qui tournera pendant 4 ans (Festival d’Avignon Off, Théâtre 13) et rencontre un joli succès presse, public et professionnel (105 dates).
En 2004, elle monte sa propre compagnie : Les Sans Chapiteau Fixe, structure indépendante qui se construit autour de ses mises en scènes et du collectif d’artistes avec lequel elle collabore. Elle présente ensuite Le Diable en Partage, de Fabrice Melquiot (2008-2009), qui sera joué notamment au Théâtre de Vanves (60 dates).

En 2013, elle se consacre pleinement à la mise en scène et présente le Concours PRIX / Théâtre 13, dont elle sera doublement lauréate, remportant le 1er Prix du Jury et le Prix du Public, avec la pièce Le Cas de la famille Coleman, de Claudio Tolcachir. Cette pièce rencontre un important succès public et professionnel, (Prix d’Interprétation du Festival d’Anjou, Coup de Cœur de la Presse du Festival d’Avignon OFF 2014, 95 dates). Parallèlement au travail au sein de sa compagnie, elle démarre un cycle de commandes de mises en scène, pour d’autres structures et est recrutée pour créer le Département Théâtre du Conservatoire Gautier d’Epinal dont elle construit les cycles de formation et élabore les enseignements dispensés.

Elle entame également un partenariat significatif avec l’équipe du Festival le Futur Composé, au sein duquel elle créée un premier spectacle : Le Mirage des Forains, fable spectaculaire et déambulatoire dans l’Académie Fratellini, avec des artistes circassiens et un groupe des jeunes autistes. Elle met en place ainsi, un travail exigeant, auprès de jeunes autistes qu’elle forme, dirige, et met en scène avec artistes professionnels.
En 2015, elle est engagée à Bordeaux pour la compagnie Opéra Bastide, pour mettre en scène l’Opéra : Le Couronnement de Poppée, de Monterverdi. Et, en 2016 elle répond à une nouvelle commande du Futur Composé, en créant une adaptation de Traviata de Verdi, joué au Théâtre des Variétés.

Pour la SACD, elle met en espace Les Intrépides (Festival In, Avignon 2016), spectacle qui réunit 9 autrices sélectionnées, dont Coraly Zahonero de la Comédie Française, Sedef Ecer, et Noëlle Chatelet.

Cette année elle adapte et met en scène de La Dame de chez Maxim de G. Feydeau, pour 7 comédiens et 1 musicien, et créée au Festival Off d’Avignon, puis repris au Théâtre 13 à la rentrée. Parallèlement elle travaille sur l’adaptation d’un film à la scène.